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FASHION WEEK

faut-il réduire le nombre d’éditions et réunir les collections ?

Alors que la Fashion Week de Paris « menswear«  s’est clôturée dimanche 25 janvier avec la collection « LE PALMIER » de Jacquemus, la semaine de la Haute Couture à quant à elle pris fin ce jeudi. Et pourtant…

« C’est encore la fashion week ? »

Le temps de prendre une demi bouffée d’air et c’est reparti, l’effervescence de la Fashion Week reprend dans quelques jours à peine. À New York du 11 au 16 février, à Londres du 19 au 23, à Milan du 24 au 2 mars, puis rebelotte à Paris la semaine suivante. Et oui : dans un mois (1 MOIS), c’est encore la Fashion Week à Paris !

Face à ce rythme endiablé pour l’écologie, mais également pour le mental des créateur·ices qui doivent faire face à une forte pression pour espérer être dans les délais, une question se pose : est-il temps de réunir les collections menswear et womenswear en un seul défilé ?

LA MODE AU DÉTRIMENT DE LA SANTÉ MENTALE ?

Ce n’est un secret pour personne, la pression inhérente à la présentation d’une –bonne– collection peut être désastreuse. Anticiper les critiques de la presse, le déferlement médiatique, ou encore les avis de ses pairs, tout en mettant sa créativité à bon escient, peut avoir de lourdes conséquences sur le psyché. 

John Galliano en a été le parfait exemple en 2011 : au pic de son succès à la direction artistique de Dior et de sa marque éponyme, sa carrière a pris une tournure inattendue après deux scandales consécutifs d’injures racistes et antisémitessous substances.

« Après chaque pic créatif, je m’effondrais, et l’alcool m’aidait à m’échapper »
John Galliano

Ce n’est un secret pour personne, la pression inhérente à la présentation d’une –bonne– collection peut être désastreuse. Anticiper les critiques de la presse, le déferlement médiatique, ou encore les avis de ses pairs, tout en mettant sa créativité à bon escient, peut avoir de lourdes conséquences sur le psyché. 

John Galliano en a été le parfait exemple en 2011 : au pic de son succès à la direction artistique de Dior et de sa marque éponyme, sa carrière a pris une toute autre tournure après deux scandales consécutifs d’injures racistes et antisémitessous substances.

« Après chaque pic créatif, je m’effondrais, et l’alcool m’aidait à m’échapper »
John Galliano

Une situation à garder en tête pour tous·tes les créateur·ices qui enchaînent sans jamais s’arrêter, à l’image de Jonathan Anderson. Arrivé chez Dior il y a un an, l’ancien directeur artistique de Loewe vient d’enchaîner le défilé menswear le 21 janvier et celui de Haute Couture le 26, tout en préparant le womenswear de mars prochain. Enchaîner oui, mais à quel prix ? 

UNE VOIE À SUIVRE ?

Certaines enseignes ont déjà commencé à emprunter ce chemin de la convergence des défilés. Dernière en date à Paris : LOEWE, qui a annoncé au début du mois ne pas participer à l’édition de janvier, préférant plutôt privilégier le show de mars pour présenter un défilé réunissant l’homme et la femme

Néanmoins, les collections présentées permettent une rentrée d’argent abondante après chaque Fashion Week, ce qui assure un salaire à tous·tes les employé·es. Est-il donc possible de réduire la fréquence des shows sans avoir à licencier une partie du personnel ? Affaire à suivre…

 


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