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BALLROOM : LA MODE, LA DANSE ET LES QUEERS AFRO/LATINOS
Finir ce Black Month History sans écrire un article sur la scène Ballroom aurait été un sacrilège. Plus grave encore que le cambriolage du Louvre. Parce que si la mode, plus inclusive, qui cherche à casser les codes et à en mettre plein les yeux s’est inspirée d’un art… c’est bien de celui-là !
La naissance de la scène QUEER afro/LATINO
Alors que le Bal du Hamilton Lodge, créé en 1869 par d’anciens esclaves noirs, a dans un premier temps permis aux personnes queers d’avoir une scène pour s’exprimer et mettre en avant ce qui deviendra plus tard l’art du drag, le racisme est encore une fois venu tout gâcher.
Au sommet de sa popularité dans les années 30, le Bal était bien loin d’être un havre d’acceptation pour les minorités ethniques. Exigences de blanchiment de la peau ou trophées seulement accordés aux personnes blanches (seule·e 1 participant·e noir·e a remporté la première place en 69 ans*) : le colorisme et le racisme ont malheureusement trouvé leur place au sein d’une communauté queer pourtant déjà bien stigmatisée.
On inspire… et on expire. Puis on remercie les queers Noirs et Latinos d’avoir donné un second souffle à la culture Ballroom. Plus inclusive, moins discriminatoire. Toujours aussi fashion. C’est la naissance des “houses”. Familles secondaires, voire de substitution pour celles et ceux rejetés par leur famille d’origine, chacune va pouvoir développer son style, ses codes et accueillir des membres chargés de la représenter… à travers la compétition !
Fondée par Crystal Labeija, drag queen et fière femme noire transgenre, et Lottie Labeija, la première house de l’histoire va donner le ton et être au centre du premier Ball de l’ère moderne. Un succès ? Évidemment, puisque c’est ce qui inspirera d’autres personnalités noires et latines à créer leur propre house par la suite. Le but ? Mettre au centre une mother ou un father, parfois les 2, afin d’apprendre aux nouvelles recrues – les kids – à se spécialiser dans la mode, le drag, la danse (dont le voguing) ou encore le maquillage pour concourir dans diverses catégories. Ah, la versatilité…
De la House of Labeija à la House of Xtravanganza, la scène ballroom a su se faire une place à l’international et se glisser jusqu’à Paris avec l’excellente, la fameuse, que dis-je… la très renommée House of Revlon !
Danser pour exister : La House of Revlon
En 1989 naît de l’union entre Tony Revlon et Danielle Revlon, parents aimants et ambitieux, The Unforgettable International Iconic House of Revlon. Le peuple l’appelle simplement House of Revlon, c’est plus facile à prononcer pour celles et ceux dont l’accent anglais est un peu… français. Mise en avant dans le documentaire Ballroom : Danser pour exister, réalisé par Amandine Gay en collaboration avec Elina Gakou Gomba, produite par Nasser Sari et diffusé sur France TV, la house peut compter sur 3 grands piliers pour briller.



Vinii, Giselle (GG) et Keiona (gagnante officielle de Drag Race France saison 2 et officieuse de Danse avec les Stars 2024), ont amené la House of Revlon vers l’excellence qui la caractérise aujourd’hui. Une safe place où la mode, l’expression de soi et le corps peuvent être explorés en toute liberté, grâce à une communauté LGBTQIA+ faisant barrière aux attaques du monde extérieur et formatrice pour celles et ceux qui ont soif d’apprendre.
Un niveau d’excellence qui va amener la house à participer aux Jeux Olympiques de Paris 2024, avec des tenues aussi sportives que cunt, afin de mettre en avant le voguing – danse pilier de la culture ballroom – et l’étendue du talent queer parisien. Le savoir-faire afro/latino LGBTQIA+ en plein cœur d’un évènement international, pour représenter la France… si ÇA ce n’est pas iconique, qu’est-ce qui l’est ?
dans la culture moderne
Depuis quelques années, le ballroom est de plus en plus mis en avant : à travers l’album Renaissance de Beyoncé, mais aussi sur sur le petit écran : Pose (2018), Ballroom : Danser pour exister (2025) qui viennent apporter une approche plus moderne aux traditionnels The Queen (1968) et Paris Is Burning (1991) du grand écran.
Alors pour célébrer la culture ballroom dans toute sa splendeur, voici un top 5 des meilleurs looks de ses représentant·es :
#5 RILEY REVLON
#5 RILEY REVLON
#4 VINII REVLON
Tenue: @orttu_official
Photographe : @xavier.heraud
#3 Gigi PALMER
Évènement : @pr.you.consulting
Bodysuit : @lgncofficial
Jupe : @marinehenrionparis
Accessoires : @zylberstein_
Photographe : @paulfogiel
#3 GIGI PALMER
Event : @pr.you.consulting
Bodysuit : @lgncofficial
Jupe : @marinehenrionparis
Accessoires :@zylberstein_
Photographe : @paulfogiel
#2 mariana BENENGE
Event : lancement @pulsearts_
Look : @apartpublications / @ritalined
Bijoux : @bygoldiie
Chaussures : @cazabat
Mise en beauté : @marieke_thibaut / @maccosmeticsfrance
Photographe : @yvawstudio
#2 MARIANA BENENGE
Event : lancement @pulsearts_
Look : @apartpublications, @ritalined
Bijoux :@bygoldiie
Chaussures :@cazabat
Maquillage : @marieke_thibaut, @maccosmeticsfrance
Photographe : @yvawstudio
#1 keiona
Styliste : @liamcdjg
Assistant styliste : @alxsnbz
Photographe : @kraaps_
Coiffure : @vasso_stathopoulou
#1 KEIONA
Styliste : @liamcdjg
Assistant styliste : @alxsnbz
Coiffure :@vasso_stathopoulou
Photographe : @kraaps_
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